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Renaud Laithienne

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Renaud Laithienne
Renaud Laithienne, photo monochrome de 2016 par Emmanuel Poteau Renaud Laithienne. Photo monochrome (2016) par Emmanuel Poteau.
Logo officiel renopointcom Logo officiel de renopointcom.
Avatar dessiné par e-po.fr (Emmanuel Poteau)
Avatar par e-po.fr (Emmanuel Poteau).
Identité
Naissance25 février 1978
Maubeuge, Nord
NationalitéFrançaise
RésidenceValenciennes / Lille / Maubeuge
Pratique artistique
DomainesArt web, Net art, Extime, Neen, Fluxus
Début2000 (1er site HTML)
Sites actifs15+ hors In Memoriam
Formation et enseignement
FormateurDepuis sept. 2016
Volume5 467 h / 2 222 personnes
(10 saisons, 2016-2026)
Formation académique
DiplômesBac ES (1996, option Mathématiques, LV1 Allemand, LV2 Anglais)
DEUG Anglais (1999)
Maîtrise Arts Plastiques (2004)
Master 2 Recherche Arts Plastiques (2015)
UniversitéUVHC (UPHF), Valenciennes
Identifiants professionnels
SIREN514 392 588[6]
SIRET514 392 588 00026
Code APE8559A
Création17 juin 2009
Liens
Sites renopointcom.fr
CTRL+ALT+R
OuViePo
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Comic Sans Frontières
Je Suis Ceux Que Je Suis
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Renaud Laithienne, dit Reno ou renopointcom, est un artiste web, formateur numérique et enseignant français, né le 25 février 1978 à Maubeuge (Nord). Sa pratique artistique, initiée en l'an 2000 avec son premier site personnel en HTML, s'inscrit dans une démarche extime - l'intime donné à voir dans l'espace public sans se livrer tout à fait, dans un jeu permanent de voilement et de dévoilement - et puise dans l'héritage du mouvement Fluxus et du Net art.

Formateur numérique indépendant depuis septembre 2016, il intervient dans l'enseignement supérieur et la formation continue en Hauts-de-France. En dix saisons, il a formé 2 222 personnes au cours de 382 sessions, soit 5 467 heures de formation réf. nécessaire.

Il est l'auteur d'un mémoire de Master 2 Recherche en arts plastiques intitulé Le journal extime, voilement et dévoilement de l'intime dans l'art contemporain, de Marcel Duchamp à nos jours (Université de Valenciennes, 2015, mention Bien), publié en ligne sur journalextime.fr.

Biographie

Origines et formation

Place de concert Guns N' Roses 1992
Guns N' Roses à l'Hippodrome de Vincennes, 6 juin 1992. Premières parties : Faith No More et Soundgarden.

Né à Maubeuge le 25 février 1978, Renaud Laithienne grandit dans le Nord de la France au sein d'une famille marquée par l'enseignement et les chiffres : sa mère est professeure d'allemand, ce qui lui vaut une attirance persistante pour la langue germanique ; son père est employé de banque, ce qui pourrait expliquer son amour des formules Excel complexes. C'est pourtant l'anglais qui oriente d'abord son parcours universitaire, par l'entremise de The Doors, Guns N' Roses & Metallica, et d'une pratique autodidacte consistant à lire et relire les paroles de ses artistes préférés pour en comprendre le sens. Ce travail obstiné a élargi son vocabulaire bien au-delà de ce que le collège lui offrait réf. nécessaire. L'arrivée du web a décuplé le plaisir : trouver enfin toutes les paroles d'un album en ligne, les mettre en page dans Publisher, imprimer le livret sur sa petite imprimante, graver le CD, récupérer la pochette originale, glisser le tout dans le boîtier. Il adorait ça. La mise en page comme acte d'amour, déjà.

Façade du magasin Laithienne Farces & Attrapes
Façade du magasin Laithienne Farces & Attrapes, Sous-le-Bois (Louvroil).

Ses grands-parents paternels tiennent un magasin de farces et attrapes à Sous-le-Bois, quartier de Louvroil réf. nécessaire. Lieu de commerce atypique, bruyant, coloré, où l'on vendait autant des pétards que des masques de clown et où la clientèle entrait en riant pour repartir en riant encore. Romain Gary l'a formulé mieux que quiconque :

« L'humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l'homme sur ce qui lui arrive. »
Romain Gary, La Promesse de l'aube, 1960

Le magasin de farces et attrapes n'était pas un lieu de frivolité... c'était une école de résilience.

Immersion informatique

Très tôt, il est immergé dans l'informatique. Sa mère possède un Commodore 64 sur lequel tourne un Ghostbusters qui le marque durablement ; un ami de la famille possède une Vectrex, cette étrange console à écran vectoriel qui lui fait comprendre, déjà, qu'il y a plusieurs manières d'inventer le pixel ; son père possède un Amstrad CPC 464 sur lequel le jeune Renaud tape ses premières lignes de BASIC sans comprendre ce qu'il fait, mais en comprenant que quelque chose se passe réf. nécessaire.

Ghostbusters Commodore 64
Commodore 64
Console Vectrex 1982
Vectrex (1982)
Amstrad CPC 464
Amstrad CPC 464
Nintendo NES 1989
Nintendo NES
Sega Mega Drive
Sega Mega Drive
Atari 520 STE
Atari 520 STE

En parallèle, les Game & Watch de Nintendo (Pinball, Donkey Kong II) constituent son premier contact avec le jeu vidéo portable. En 1989, il reçoit une NES à sa sortie en France réf. nécessaire, bientôt suivie d'une Sega Mega Drive : la guerre des consoles bat son plein et il change de camp plusieurs fois. Vient ensuite l'Atari 520 STE, machine à mi-chemin entre la console et l'ordinateur, avec ses disquettes 3,5 pouces, son interface graphique et ce bruit si spécifique des lecteurs qui grattent. C'est par cette porte qu'il entrevoit le monde des vrais ordinateurs.

Affiche WarGames 1983
WarGames (1983). Le film qui a tout déclenché.
Affiche Terminator 1984
Terminator (1984). I'll be back.
Affiche RoboCop 1987
RoboCop (1987). Dead or alive, you're coming with me.

Les films WarGames (1983), Terminator (1984) et RoboCop (1987) achèvent de configurer son rapport aux machines : un amour profond, mêlé d'émerveillement et d'une curiosité jamais rassasiée. Ce rapport est resté intact.

L'ère PC et la découverte de la mise en page

L'entrée dans le monde du PC s'effectue avec Windows 3.1, à une époque où l'allumage de l'ordinateur ne débouche pas sur un écran de bureau mais sur l'invite austère du DOS : il faut y taper win.exe pour lancer Windows lui-même. Le geste paraît anodin ; il est en réalité formateur. On comprend très tôt qu'il y a une couche en-dessous, et que l'interface graphique n'est qu'une application parmi d'autres - intuition qui structurera tout son rapport ultérieur à l'informatique. Viennent ensuite Windows 95 (avec lui, Excel, dont il ne se séparera plus, appris entièrement en autodidacte), puis Windows 2000, l'éphémère Windows Me, Windows XP, le peu regretté Windows Vista, Windows 7, Windows 10, puis Windows 11 sur les quelques machines Windows qu'il a encore à administrer.

Le jingle de démarrage de Windows 95, composé par Brian Eno en six secondes pour un cachet dérisoire, constitue l'autre grande madeleine de Proust sonore de cette époque, à égalité avec le 56k. À l'époque, le son d'un PC sortait le plus souvent du minuscule haut-parleur soudé à même la carte-mère, c'est-à-dire d'un cube de plastique d'un centimètre de côté dont la fidélité acoustique relevait du domaine de l'idée. Quand Renaud Laithienne branche pour la première fois de vraies enceintes multimédia, externes, alimentées, sur la sortie jack du PC familial, et qu'il entend pour la première fois le jingle d'Eno sortir en stéréo avec quelque chose qui ressemble à des graves, il pleure réf. nécessaire. C'est, dit-il, l'une des premières expériences esthétiques pures de sa vie d'utilisateur d'ordinateur.

« The Microsoft Sound », le jingle de démarrage de Windows 95, composé par Brian Eno. Six secondes pour donner un nom au début des années 90.

Disquette 3,5 pouces
Disquette 3,5 pouces.

Dès Windows 95, il découvre l'amour de la mise en page. Ses premières créations passent par Word, puis par Publisher, dont il exploite les moindres recoins. C'est déjà un obsédé de la typographie, du placement, de l'alignement... sans savoir que le métier existe. Il faudra attendre 2007 et le premier MacBook Pro pour qu'il découvre InDesign et tombe immédiatement amoureux. L'outil ne le quittera plus. En 2026, il en est à son quatrième MacBook Pro réf. nécessaire.

Le web, depuis 1995

Le web entre dans sa vie en 1995, d'abord par les heures gratuites distribuées sur CD-ROM par AOL, testées rapidement puis abandonnées. La famille bascule ensuite sur un abonnement classique, avant de migrer vers Nordnet, qui proposait à l'époque l'offre la plus avantageuse du marché. Le bruit caractéristique du modem 56k négociant sa connexion reste, aujourd'hui encore, l'une de ses madeleines de Proust numériques :

En parallèle, Free propose une nouveauté qui va profondément orienter sa pratique : une adresse e-mail gratuite (@free.fr), assortie d'un petit hébergement personnel, sans plafond apparent sur le nombre de comptes secondaires que l'on peut créer. Renaud y découvre, presque par hasard, l'envie de fabriquer ses propres pages web. C'est le point de départ : il bricole, il publie, il recommence.

Suivent AIM (des heures de conversation avec Manu, alias e-po), IRC et mIRC, les forums de discussion, Netscape, AltaVista, Amazon quand ils ne vendaient que des livres et des CD, Google quand ce n'était qu'un moteur de recherche... Puis MySpace, et la parenthèse Skyblog qu'il observait déjà avec méfiance : tout le monde racontait sa vie et ça n'avait plus d'intérêt. On sentait poindre les dérives qui allaient pourrir plus tard les réseaux sociaux réf. nécessaire.

Pour lui, la pratique du web a toujours nécessité un travail de sélection, de tri... aussi bien numérique qu'humain. On ne doit pas tout raconter, mais il y a des choses qui méritent qu'on raconte. Cette conviction irrigue l'intégralité de sa démarche extime : choisir ce qu'on montre, c'est déjà de l'art.

Déclaration d'amour à Tim Berners-Lee et au World Wide Web

Le premier site réalisé un soir d'an 2000, et avec lui l'intégralité d'une vie de pratique, repose sur une décision prise au CERN en 1989 par Tim Berners-Lee, un physicien anglais qui voulait simplement permettre à ses collègues de partager des documents : inventer le World Wide Web, en publier les standards (HTTP, HTML, URL) et les donner au monde entier sans demander un centime ni déposer le moindre brevet. Cette décision est sans équivalent dans l'histoire industrielle récente. Aucun fondateur de plateforme contemporaine n'aurait fait ce choix. La fortune que Berners-Lee a refusée vaut, calculée à la louche, plusieurs centaines de milliards de dollars. Il a renoncé à tout cela pour que le web reste un commun.

renopointcom lui doit, plus encore que la technique, une vision : celle du partage, de l'accès libre à la culture, de la connaissance qui circule plutôt que se confisque. C'est cette vision qui rend le web tel qu'il a été pensé fondamentalement différent de tout ce qui l'a précédé. Et c'est dans cette vision que s'inscrit l'objet à ses yeux le plus puissant du dispositif : le lien hypertexte, qui constitue le meilleur vecteur de sérendipité jamais inventé par l'espèce humaine. Cliquer sur un mot souligné dans un article et atterrir trois pages plus loin sur un sujet auquel on ne pensait pas le matin même : voilà ce que le web a permis. Visiter un site, puis un autre, puis encore un autre, et découvrir à chaque saut quelque chose qu'on ne cherchait pas. Cette mécanique de la trouvaille involontaire est, pour renopointcom, l'inverse exact de la logique algorithmique qui domine aujourd'hui les plateformes - où l'on ne vous montre, statistiquement, que ce que vous avez déjà aimé.

Et c'est précisément cette vision-là qui, depuis quelques années, est trahie. Tim Berners-Lee lui-même n'en fait plus mystère. Dans une interview accordée à Vanity Fair en juillet 2018 (Katrina Brooker, « I was devastated : Tim Berners-Lee, the Man Who Created the World Wide Web, Has Some Regrets »), il déclare avoir été dévasté par ce que les plateformes ont fait de son invention - ingérence russe dans l'élection américaine de 2016, scandale Cambridge Analytica, généralisation de la surveillance de masse :

« We demonstrated that the Web had failed instead of served humanity, as it was supposed to have done, and failed in many places. »

« Nous avons démontré que le web avait échoué à servir l'humanité, là où il aurait dû le faire, et qu'il avait échoué en de nombreux endroits. »

Tim Berners-Lee, dans Vanity Fair, juillet 2018.

Six ans plus tard, en novembre 2024, au Web Summit de Lisbonne, Berners-Lee enfonce le clou en désignant un coupable précis : « The toxicity comes from the [social media] algorithms, and you can change that. » (« La toxicité vient des algorithmes des réseaux sociaux, et c'est quelque chose qu'on peut changer. »). Il ne plaide pas le repentir mais l'action. Ce qui a été construit peut être déconstruit. Cette conviction est aussi celle de renopointcom : c'est exactement le moteur du projet CTRL+ALT+R, qui propose de redémarrer le web en mettant les algorithmes à la porte.

La trahison de la vision originelle s'inscrit d'ailleurs directement dans la critique du smartphone formulée plus haut (voir Rapport conflictuel au smartphone) : c'est en très grande partie à cause de l'objet rectangulaire et vertical dans la poche que les réseaux sociaux, qui étaient tous, à l'origine, de simples sites HTML horizontaux et navigables au lien hypertexte, se sont transformés en applications fermées. Plus de page, plus d'URL stable à partager, plus de lien sortant assumé, plus de sérendipité : un fil vertical, infini, algorithmique, calibré pour vous y maintenir. Le geste qu'avait imaginé Berners-Lee - cliquer pour aller ailleurs - n'a plus cours sur ces interfaces, ou alors seulement vers d'autres morceaux de la même plateforme. Merci, Tim. Pardon pour ce qu'on en a fait.

Hommage à Xavier Niel et au .free.fr

À la fin des années 1990, posséder un nom de domaine était hors de portée de la plupart des particuliers : .com et .fr coûtaient cher, et personne autour de Renaud n'aurait imaginé débourser une telle somme pour publier des pages d'amateur. C'est Xavier Niel qui, en proposant chez Free un hébergement gratuit assorti à chaque adresse e-mail, ouvre concrètement les portes du web aux gens ordinaires. Pour Renaud, l'effet a été triple :

  • Un hébergement gratuit à chaque création d'adresse. Free n'imposait pas de limite stricte à la création de comptes secondaires, ce qui revenait, dans la pratique, à disposer d'autant d'espaces personnels qu'on en voulait pour bricoler. Aujourd'hui, il faudrait un abonnement par projet et une carte bleue qui suit ; à l'époque, c'était une simple inscription.
  • Une école gratuite du HTML. En se cassant le nez sur les balises et les tables imbriquées, Renaud s'est formé sans cours, sans tutoriel structuré, sans même savoir qu'il était en train d'apprendre un métier. L'hébergement Free a été son terrain d'apprentissage initial.
  • Les premiers jeux de mots avec les URL. Le domaine était forcément quelquechose.free.fr, et les sous-domaines étaient ouverts à l'imagination. C'est là, en pleine improvisation adolescente, que naissent ses premières expériences de noms de domaine déclaratifs : saulwilliams.is.free.fr (« Saul Williams est libre »), et toute une série du même tonneau, lointains ancêtres du projet SGDLT théorisé bien des années plus tard (voir Projet SGDLT).

Sans ces hébergements gratuits .free.fr, l'ensemble de la pratique web de Renaud n'aurait probablement jamais existé sous cette forme. Le coût d'entrée était trop élevé. Free l'a effacé, et c'est cet effacement qui a tout permis. Merci, Xavier.

Metal Maniacs : correspondant web (1995-2000)

Entre 1995 et 2000, renopointcom participe activement à Metal Maniacs, le chapter français du Metallica Club, fan-club officiel du groupe. L'abonnement annuel donne droit, entre autres joyeusetés, à un t-shirt et à quatre numéros du fanzine éponyme. Il y tient une rubrique intitulée Metallica sur le web, dans laquelle il recense et commente les meilleurs sites consacrés au groupe : un travail de défrichage systématique, mené à la force du surf et d'une connexion 56k, qui illustre parfaitement l'état du web à cette époque. Les pages personnelles et les sites thématiques étaient si peu nombreux qu'il était encore possible, à force de patience, de dresser une cartographie quasi exhaustive de tout ce qui existait sur un sujet donné. Prétendre faire la même chose aujourd'hui serait proprement utopique. C'est en donnant un coup de main à Laurent Remazeilles, responsable du fanzine, qu'il met pour la première fois les mains dans la mise en page : il assure la maquette de sa propre rubrique et assiste ponctuellement Laurent sur le reste. Tout se fait sur Microsoft Publisher, principal terrain d'expérimentation en PAO à cette époque. On retrouve là, en germe, la même obsession du placement, du rythme typographique et de la mise en forme qui orientera toute sa pratique ultérieure réf. nécessaire.

Il obtient son baccalauréat ES (option mathématiques, mention B, LV1 allemand, LV2 anglais) en 1996 au lycée Pierre Forest. Souhaitant devenir professeur d'anglais, il s'inscrit à l'Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis (UVHC), où il obtient un DEUG (L2) en 1999, tout en assurant la trésorerie de la Corpo ADELL (Association Des Étudiants en Lettres et Langues) de 1997 à 2000.

Access, ADELL et le goût des systèmes

Pendant ses années universitaires, il développe pour la corpo une base de données complète sous Microsoft Access : impression des cartes de membre, gestion comptable de l'association, suivi des documents officiels, et même la liste de courses pour remplir les stocks de sucreries réf. nécessaire. Cette capacité à construire des systèmes de gestion sur mesure, même rudimentaires, préfigure la pratique ultérieure de développement WordPress et d'automatisation. renopointcom avoue qu'il est bien content qu'Access n'existe plus en 2026 parce qu'il serait bien incapable de refaire la même chose, la preuve qu'aussi doué soit-on, si on ne pratique pas, on oublie (voir aussi Approche pédagogique > « Pratiquez ! » et Troubles psychocognitifs > « Deskilling »).

À la suite d'un événement familial douloureux, il décide, contre l'avis paternel mais avec le soutien maternel, d'arrêter les études d'anglais. En vérité, il n'aimait pas parler anglais : la grammaire, la lecture, la traduction lui plaisaient, la conversation beaucoup moins. Il tente alors le concours d'entrée à SUPINFOCOM (aujourd'hui Rubika), pour changer complètement de voie et s'orienter vers le numérique. Il échoue lamentablement : l'épreuve consiste à « dessiner une pomme, sans ombre », consigne aussi simple qu'impossible à qui n'a jamais tenu un crayon autrement que pour écrire. Il se tourne alors vers les arts plastiques à l'UVHC, sans en avoir fait au lycée et toujours sans savoir dessiner. Sa seule motivation convainc Eddie Panier, le professeur responsable des entretiens d'entrée, de lui ouvrir la porte. C'est pendant ces études qu'il rencontre Emmanuel Poteau (e-po), artiste et ami qui deviendra, seize ans plus tard, l'homme grâce à qui il deviendra formateur. Il obtient une maîtrise (M1) avec la mention très bien en 2004, toujours sans savoir dessiner, sous la direction d'Erik Verhagen, avec un mémoire intitulé Art et Résilience. Dix ans plus tard, il reprend ses études et valide un Master 2 Recherche arts plastiques en 2015 (mention Bien), sous la direction de Catherine Chomarat-Ruiz[2], avec un mémoire sur l'extime... conçu comme première étape vers un doctorat qui ne viendra pas, pour des raisons tenant, entre autres, à une histoire de dauphin réf. nécessaire à l'oral du CAPES en 2016.

Parcours professionnel

Première maquette InDesign, saison 2009-2010 du Phénix
InDesign au Phénix. Maquette de la saison 2009-2010. Premier MacBook Pro.

Entre août 2007 et juin 2010, il assure la responsabilité informatique au Phénix, scène nationale de Valenciennes (réseau de 50 machines, 30 personnes, wifi, sécurité, Google Apps). Il y développe des ateliers de création numérique pour les abonnés et anime le site du festival Vox. Il exerce d'abord sous la direction de Lew Bogdan[7] (directeur du Phénix de 1999 à 2009 réf. nécessaire), puis sous la direction d'un second directeur dont il préfère ne pas citer le nom.

Ses missions ne se limitent pas à la partie technique. Il prête main-forte au service Communication pour la publication des contenus relatifs à l'activité de la scène nationale, relit, rédige ou met en forme des éléments éditoriaux et participe à la chaîne de production des supports. Il gère également, en collaboration étroite avec le directeur technique Pierre Dumas, l'activité Centre des congrès : le Phénix est en réalité son propre centre de congrès, et l'ensemble de ses espaces (plateau, foyer, salles de réunion, etc.) peut être loué par des tiers (entreprises, institutions, organisateurs d'événements), ce qui requiert un minimum de coordination logistique et technique. En parallèle, et sans que cela figure dans aucune fiche de poste, il entreprend et maintient une archive photographique du lieu : le bâtiment, les spectacles, les conférences, les journées d'études, les moments de vie interne. Cette archive sera interrompue brutalement en 2010 par la nouvelle direction, sous deux prétextes : qu'elle « ne servait à rien » et qu'elle lui « faisait perdre du temps de travail ». Le second argument est entendable ; le premier demeure, pour renopointcom, proprement incompréhensible : diriger une scène nationale et refuser d'en garder la trace photographique, ne serait-ce que de la programmation, relève d'un renoncement à la mémoire du lieu réf. nécessaire.

De février à avril 2008, il anime des ateliers d'initiation à la PAO pour le Centre des Musiques Actuelles de Valenciennes (CMA), dans l'espace numérique du Phénix - création de flyers, affiches et pochettes de CD pour musiciens et managers.

En juin 2009, il crée la micro-entreprise renopointcom (SIRET 514 392 588 00026, code APE 8559A), proposant dépannage informatique, création de sites web et initiation aux nouvelles technologies. Cette création a été motivée, selon ses propres aveux, non par une vocation entrepreneuriale mais par un refus d'augmentation de salaire réf. nécessaire.

En septembre 2010, on lui demande d'endosser également le rôle de chargé des relations publiques pour la programmation des Cabarets de Curiosité - une double casquette inédite, exercée à 25 heures par semaine pour un salaire en dessous du seuil de pauvreté. Présenter une saison de spectacles devant 300 personnes, des spectacles qu'il ne choisit pas, devant un public pas toujours enthousiaste... c'est l'amour de l'art, et lui seul, qui lui permet de tenir. Il tiendra trois ans. Et sombrera ensuite trois années dans un profond burnout. La vie, en somme.

« L'art c'est ton métier, moi c'est ma vie »

En 2011, ses anciens professeurs de fac lui demandent s'il veut animer, dans le cadre de la Licence 3 d'Arts Plastiques (spécialité Création Numérique) de l'UVHC, un séminaire intitulé Situation contemporaine et nouveaux médias. Il acceptera le challenge, sans savoir que ce serait le premier jalon formel de sa réorientation professionnelle vers la pédagogie.

De septembre 2012 à juin 2013, il assure la direction artistique de la pièce de théâtre Sorry for the Blood, librement inspirée de la Genèse, mise en scène par Anthony Tissot, avec Élodie Drinal, Laurie Grivillers, Elio Marrocco & Agathe Delvenne. Coproduction Art Is Resistance / Clap de Valenciennes / Université de Valenciennes.

Logo Kaligram
Kaligram, centre de formations (Lille).

En septembre 2016, à l'invitation d'Emmanuel Poteau, ami de longue date devenu patron du centre de formations Kaligram, renopointcom amorce une activité de formateur numérique indépendant. Il confie n'avoir jamais ressenti une seule journée sans le plaisir d'être exactement là où il doit être réf. nécessaire.

Formation numérique

Établissements partenaires

  • Kaligram (Emmanuel Poteau) : depuis septembre 2016. PAO (Adobe Photoshop, Illustrator & InDesign), Bureautique (Microsoft Word, Excel & Powerpoint et tous les équivalents), Wordpress, WooCommerce, e-mailing, SEO, IA génératives d'images (Midjourney, Adobe Firefly, DALL-E, ChatGPT).
  • ISG Lille : depuis septembre 2018. Bureautique de gestion (1ère année) ; Parcours Libre Artistique depuis 2021 ; informatique de gestion en Master 1 depuis 2022 ; méthodologie de recherche en Master 2 depuis 2023. Responsable du Cycle Bureautique de Gestion depuis 2024.
  • UPHF (Université Polytechnique Hauts-de-France) : depuis janvier 2020. Masters Humanités Numériques, Histoire et Valorisation Culturelle, Culture et Patrimoine, Management et Commerce International. Licence HARPE à Cambrai (2019-2021).
  • ISCOM Lille : depuis septembre 2025. WordPress (1ère année), HTML/CSS (2ème année).
  • CMA Valenciennes (Centre des Musiques Actuelles) : depuis 2018. Bureautique Google Workspace, PAO (GIMP, Scribus) pour musiciens et managers.
  • Évolution Formation : depuis septembre 2025. Intelligences Artificielles graphiques.
  • Amigraf : 2017-2019. Développement de la créativité graphique et visuelle.

Approche pédagogique

La pédagogie de renopointcom repose sur un principe qu'il martèle depuis ses débuts : de l'erreur naît l'expérience. En formation, l'erreur n'est pas un échec, c'est un matériau. On se trompe, on comprend pourquoi, on recommence. Cette conviction s'applique à Excel comme à InDesign, à WordPress comme à l'IA générative... et, accessoirement, à la vie en général réf. nécessaire.

Son approche est résolument pratique : peu de théorie frontale, beaucoup de manipulation. Les participants sont plongés dans l'outil dès les premières minutes. Il préfère montrer une fois, laisser essayer dix fois, et répondre aux questions qui naissent de la pratique plutôt que de celles qu'on anticipe. Il est convaincu que la bienveillance n'est pas un luxe pédagogique mais une condition d'efficacité : on apprend mieux quand on n'a pas peur de poser des questions stupides réf. nécessaire.

En IA générative, ses formations préférées sont celles où les participants confrontent plusieurs outils pour chercher le meilleur rendu... c'est là que la pédagogie prend tout son sens. La comparaison fait émerger le sens critique, qui est, selon lui, la seule compétence que l'IA ne remplacera jamais.

Deux formules, même philosophie, reviennent en boucle dans toutes ses sessions. La première est une variation de l'adage latin Repetitio est mater studiorum (« la répétition est la mère de l'étude »), déjà présent chez Quintilien dans son Institutio Oratoria (Ier siècle) réf. nécessaire. La seconde est son mantra personnel, martelé jusqu'à l'exaspération bienveillante.

« La répétition fixe la notion. »
« Pratiquez ! Pratiquez !! Pratiquez !!! »
Principes pédagogiques répétés en boucle par renopointcom depuis 2016.

La mécanique est toujours la même. Une information entendue une fois peut être oubliée le lendemain ; la même information revue, mise en contexte, reformulée et appliquée dans des situations variées finit par s'inscrire durablement. Ce n'est pas de la redondance, c'est de la consolidation. On n'apprend pas à faire du vélo en lisant un tutoriel. On n'apprend pas InDesign en regardant quelqu'un d'autre travailler. Il faut mettre les mains dans l'outil, se tromper, recommencer... et recommencer encore. Le corollaire direct est que l'inactivité est l'ennemie de la compétence : une technique non pratiquée s'érode, puis disparaît. C'est vrai pour ses apprenants, et renopointcom est le premier à l'admettre pour lui-même (voir aussi Syndrome de l'imposteur version IA, section Deskilling) réf. nécessaire.

Statistiques (10 saisons, 2016-2026)

Les données suivantes sont issues de renolaithienne.fr. renopointcom certifie que « toutes les statistiques sont vraies »[1] réf. nécessaire.

5 467heures de formation en 1 033 jours
2 222personnes formées sur 382 sessions
137perles de stagiaires publiées sur @reno_formations
94contraventions (dont 91 FPS réf. nécessaire)
126 555kilomètres parcourus (dont un tiers dans les bouchons)
1Twingo. IN LOVING MEMORY.
2accidents de voiture (et un rocher réf. nécessaire)
46 832« CTRL>PC / CMD>Mac » répétés en formation

Recherche universitaire

Le mémoire de Master 2 de Renaud Laithienne, Le journal extime, voilement et dévoilement de l'intime dans l'art contemporain, de Marcel Duchamp à nos jours, soutenu en 2015 à l'UVHC sous la direction de Catherine Chomarat-Ruiz (mention Bien), est accessible en intégralité sur journalextime.fr. La recherche se structure en trois parties : un historique de l'extime des hypomnémata à Internet (Duchamp, Fluxus, Warhol, téléréalité) ; une analyse de l'extime comme art de sur-vivre (Beuys, Bob Flanagan, Tracey Emin, Jonas Mekas, Nan Goldin, Sophie Calle, Marina Abramović, ORLAN) ; et une réflexion sur l'art du XXIe siècle comme hypomnèse partagée (blogs, body art, street art, artivisme). La publication du mémoire sous forme de site web constitue en elle-même un geste extime cohérent avec son objet d'étude.

Marina Abramović, The Embrace, 2014
Marina Abramović, The Embrace, 2014. Performance au Serpentine Galleries, Londres. renopointcom figure parmi les participants. réf. nécessaire

Pratique artistique

Art web et extime

Depuis l'an 2000, la pratique de renopointcom est structurée par le concept d'extime : ce geste par lequel l'intime se donne à voir dans l'espace public sans se livrer entièrement, dans un équilibre perpétuel entre voilement et dévoilement. Le terme apparaît en 1923 sous la plume du critique littéraire Albert Thibaudet réf. nécessaire, et sera exploré dans les pratiques artistiques depuis Marcel Duchamp jusqu'aux blogs et aux réseaux sociaux.

Son premier site, Chez Reno, hébergé gratuitement chez Free en 2000, marque à la fois le premier geste extime de cette histoire et l'apparition de l'alias renopointcom, prononcé « Reno point com » : c'est en publiant ce premier site, sur un sous-domaine .free.fr, que Renaud Laithienne adopte cette signature de scène. Le nom de domaine homonyme ne sera acquis que bien plus tard, le .com coûtant à l'époque le prix d'un bras valide. Suivent en 2002 des sites en HTML puis en Flash pour des sujets d'arts plastiques, conservés en ligne et accessibles aujourd'hui en installant l'extension Ruffle. Life in Progress (2008) marque le premier site résolument extime ; son sous-domaine Souvenirs constitue son archive photographique personnelle complète, soit plus de 45 000 photos.

Pratique photographique

Avant d'être un artiste du web, Renaud a été un photographe. C'est d'ailleurs la photographie qui lui ouvre les portes des Arts plastiques à l'Université de Valenciennes en 2000, à l'entrée en DEUG 1 : ne sachant pas réellement dessiner, son dossier de candidature contient une dizaine de dessins poliment alignés à côté d'environ trente photographies, qui constituent la véritable colonne vertébrale du portfolio. Le jury n'est pas dupe, mais accepte le pari - décision dont découlent, par effet domino, la Maîtrise de 2004 et le Master 2 Recherche de 2015 (voir Recherche universitaire). Cette préférence n'est pas un hasard : enfant et adolescent, Renaud grandit à proximité directe de la pratique photographique de son père, qui shootait régulièrement en argentique. L'objet « appareil photo » fait partie du quotidien familial avant même que Renaud ne s'en empare.

Tout au long des années 1990, il photographie en argentique - rien de très ambitieux côté matériel, mais l'appareil traîne dans le sac quasiment en permanence pendant les années universitaires. Il documente la vie étudiante avec la régularité d'un journal intime visuel, bien avant que la pratique soit codifiée par les réseaux sociaux. Le tournant numérique arrive avec un objet improbable : l'Epson PhotoPC 700, brique noire sortie en 1998, capable de produire des images en 1280×1024 pixels, une définition à l'époque considérée comme presque trop confortable. Le grain numérique de cette époque, les couleurs saturées, le bruit dans les ombres : tout cela compose l'esthétique du début des années 2000 dans son archive personnelle.

Epson PhotoPC 700, appareil photo numérique compact, 1998
Epson PhotoPC 700 (1998), premier appareil photo numérique de Renaud : 1280×1024 maximum.

Vient ensuite le Minolta DiMAGE Xt, compact numérique extra-plat sorti en 2003, qui devient pendant plusieurs années le compagnon de poche permanent. Toujours pas de photographie au sens noble du terme : c'est l'extime du quotidien qui s'installe, des dizaines de milliers de photos prises au fil des jours et stockées sans tri immédiat. Là encore, le geste précède le concept : Renaud documente sa vie avec un capteur dans la poche, exactement comme la planète entière le fera massivement une décennie plus tard avec un smartphone. La différence : les photos restent privées, archivées, hors plateforme. Personne ne les voit en dehors du cercle proche.

Minolta DiMAGE Xt, compact numérique extra-plat, 2003
Minolta DiMAGE Xt (2003). Le compact des années d'extime documentaire.

L'entrée dans la vie professionnelle change le rapport au matériel. Avec les premiers revenus, renopointcom investit dans un Canon EOS 5D Mark II (sorti en 2008), boîtier reflex plein format qui marque, à sa sortie, l'irruption du capteur professionnel dans une gamme financièrement accessible. C'est l'appareil qui accompagne la période la plus prolifique de sa pratique photographique, de 2009 à 2012 : il prend des photos quasi quotidiennement. Le résultat irrigue trois espaces distincts en ligne :

Canon EOS 5D Mark II avec objectif 50mm f/1.4, reflex numérique plein format, 2008
Canon EOS 5D Mark II (2008), équipé ici d'un EF 50 mm f/1.4. L'outil de l'âge d'or photographique.
  • lifeinprogress.fr propose une sélection assumée des plus beaux moments captés, version éditorialisée et triée du flot quotidien. Le site est public : ouvert à toute personne qui découvre l'URL.
  • souvenirs.lifeinprogress.fr archive l'intégralité des photos prises avec ces différents appareils, du compact des années 2000 au reflex pro : la matière première dont Life in Progress est le filtre. Le site est privé, réservé aux membres - c'est-à-dire à un cercle volontairement restreint composé des personnes qui apparaissent réellement dans les images, ou qui ont compté à un moment donné dans la vie de renopointcom. C'est exactement la définition opérationnelle de l'extime selon le mémoire de 2015 : une intimité qui s'expose, mais en choisissant à qui.
  • Unsplash (à partir de 2014) accueille la part de son travail mise volontairement sous licence Creative Commons gratuite, dans la lignée de sa déclaration d'amour à Tim Berners-Lee et au partage libre (voir Déclaration d'amour à Tim Berners-Lee et au World Wide Web). Cumul à ce jour : 31 628 000 vues et 244 189 téléchargements, ce qui place renopointcom dans le top 10 % des contributeurs de la plateforme sur les deux indicateurs réf. nécessaire.

La trajectoire s'arrête nettement en 2013. Cette année-là, la vie sentimentale de renopointcom prend un tournant difficile dont les conséquences débordent largement la sphère privée. Trier, ranger, mettre en ligne sur Souvenirs les photographies des quinze années précédentes devient, en pratique, presque impossible : la moitié des images concernées comportent la même personne, et revisiter ces archives jour après jour pour les organiser ressemble à un exercice qu'on n'inflige à personne. Le rangement photographique s'arrête. Et avec lui, peu à peu, la prise de vue elle-même. En 2015, renopointcom arrête la photographie.

L'appareil est toujours là, dans le sac, fonctionnel et à portée de main - pas relégué sur une étagère où il prendrait la poussière, juste en sommeil prolongé. L'envie de l'en sortir, en revanche, ne revient quasiment plus. Onze ans plus tard, en 2026, le geste reste exceptionnel. C'est une perte que renopointcom enregistre sans dramatiser : « c'est malheureux, mais je ne m'en porte pas plus mal », dit-il. Une discipline laissée derrière, le temps a fait son tri sans demander la permission réf. nécessaire.

Influences Fluxus

L'œuvre de renopointcom entretient un rapport explicite avec le mouvement Fluxus et la figure de Robert Filliou (1926-1987). Il porte tatoué sur le bras droit la formule de Filliou (voir Body art involontaire). En 2011, il achète les noms de domaine estunartiste.fr et estuneartiste.fr dans le seul but de pouvoir créer les sous-domaines chaquehomme.estunartiste.fr et chaquefemme.estuneartiste.fr, en référence directe à la formule de Joseph Beuys (Jeder Mensch ist ein Künstler). Le projet : héberger un WordPress multisite permettant à chaque étudiant de disposer de son propre espace de création en ligne.

Chronologie complète des sites et présences en ligne

[3]
AnnéeTitre / URLNatureStatut
2000Chez RenoHTML, hébergé Free. Premier site extime.Archivé (privé)
2002transit.for.free.frFlash / sujet d'arts plastiques. Balade virtuelle.En ligne (Ruffle)
2002la.pieta2msieur.nys.free.frHTML / exposé avec Emmanuel Poteau sur la Pietà flamandeEn ligne
2003jesuisceuxquejesuis.free.frFlash. Premier site extime explicite.En ligne (Ruffle)
2004anthologie.lifeinprogress.frSite de maîtrise. (La mort de renopointcom y est annoncée pour 2031.)En ligne
2007dadabovic.frDadabovic - groupe de métal punk hardcore. Site conçu et maintenu par renopointcom depuis 2007.Actif
2008lifeinprogress.frHub extime / 2e site de la démarche artistiqueActif (relancé fév. 2025)
2009souvenirs.lifeinprogress.frArchive photo personnelle, +45 000 photos (Piwigo)En ligne
2009renopointcom.frHub / portfolio / chronologie artistiqueActif
2011opensourceresistance.lifeinprogress.frHommage ARG Year Zero / Nine Inch Nails. Existait à l'origine sous opensourceresistance.fr, puis déplacé sous ce sous-domaine.En ligne
2011chaquehomme.estunartiste.fr / chaquefemme.estuneartiste.frProjet Beuys / WordPress MU pédagogiqueNDD actif, projet en attente
2012apprendsategarer.frSGDLT #1 / NDD déclaratif + QR codeActif (racheté)
2012vabientefairefoutre.frSGDLT / NDD déclaratifEn ligne
2012mangetesmorts.frSGDLT / NDD déclaratifEn ligne
2013unagi.frCommunauté gaming / amis / vendredi (dans la vie depuis 2003)Actif (relancé fév. 2026)
2013pinterest.fr/renopointcomArchivage compulsifActif
2016renolaithienne.frSite de formateur numériqueActif
2016@reno_formationsTwitter/X. Perles de stagiaires en direct live.Actif
2017bordeldemerde.frSGDLT / NDD déclaratif. Redirigé depuis 2025 vers une démo pédagogique.En ligne
2017epousemoi.frNDD déclaratif romantique. Acheté en prévision du jour où renopointcom rencontrera la personne idéale. Candidatures ouvertes (apparemment).En ligne
2017mariobite.frNeen / collab. e-po.frEn ligne
2017behance.net/renopointcomSérie Rorschach de fuméeEn ligne
2018renaud.atRaccourcisseur de liens (short.io). Remplace Bitly devenu payant.Actif
2019unsplash.com/@renolaithiennePhotos sous licence libreActif
2019fb.me/reno.formationsPage Facebook formateurActive (peu alimentée)
2020comicsansfrontieres.frObservatoire mondial de la typographie sauvageActif (refondu mars 2026)
2021cosanostragrammatica.comMock-up Photoshop / autocollant fictif. Outil pédagogique.En ligne
2021sharecreative.frLe hashtag comme vecteur de sérendipité. Hommage à Tim Berners-Lee.En construction
2021journalextime.frMémoire de Master 2 publié en ligneActif
2022instagram.com/renopointcom/Instagram personnelActif
2022@midjourney.footwearInstagram / Midjourney x Nike Air Max 90Actif
2022@midjourney.alfonsmuchaInstagram / Midjourney x Alfons MuchaActif
2024renopointcom.bsky.socialBlueSky. Parce que Twitter est devenu « sacrément toxique ».Actif
2025jesuisceuxquejesuis.frRefonte IA du site de 2003 (Google AI Studio, Gemini, Claude)Actif
2026ouviepo.frOuvroir de Vie Potentielle (concrétisé après 14 ans d'attente)Actif
2026comicsansworldwideentertainment.comVersion internationale de Comic Sans FrontièresActif
2026ctrlaltr.orgVision du web ouvert selon renopointcom. Ce site a été suggéré par Claude (Anthropic) pour mettre des mots sur ce qui fonde la démarche depuis le début.Actif

Écosystème numérique

À partir des années 2020, la pratique de renopointcom évolue vers un écosystème de sites interconnectés, chacun portant un projet autonome mais participant d'une même logique : créer, partager, penser le numérique.

CTRL+ALT+R

L'idée de créer un site dédié à la vision globale du projet est venue de Claude (Anthropic), l'IA avec laquelle renopointcom travaille depuis 2025[9]. Au fil des échanges, il est apparu évident qu'il manquait un endroit pour mettre des mots sur ce qui fondait la démarche depuis le début... un espace pour expliquer le lien entre tous les sites, tous les projets, toutes les obsessions. Claude semblait convaincu que c'était indispensable. Il avait raison réf. nécessaire.

CTRL+ALT+R est donc le nom donné par renopointcom à l'ensemble de son écosystème numérique, conçu comme un mouvement de redémarrage du web. Le nom détourne le raccourci clavier Ctrl+Alt+Suppr : le web est en panne, il faut le redémarrer. Le R porte quatre sens : Reboot, Résistance, Redémarrer... et renopointcom ;) réf. nécessaire. Le projet s'inscrit dans une filiation explicite : Evan Roth et le net art militant, Filliou et Fluxus, Tim Berners-Lee et le web ouvert, Aaron Swartz et l'accès libre. CTRL+ALT+R revendique un web indépendant, ouvert, sans algorithme de recommandation et sans plateforme intermédiaire. Chaque site de l'écosystème (ShareCreative, OuViePo, Je Suis Ceux Que Je Suis, Comic Sans Frontières) est un module autonome de ce redémarrage.

ctrlaltr.org est le site principal du projet, pensé comme une organisation internationale... parce qu'un web ouvert ne s'arrête pas aux frontières. Il porte le manifeste, la vision et la documentation de la démarche. ctrlaltr.fr en est la publication éditoriale, construite sur un thème WordPress sur-mesure dont le concept visuel est inspiré d'une grille modulaire observée dans le magazine Art Press (4 colonnes, 8 rangées, avec variations). Le site intègre un journal de bord et une page Soutenir.

OuViePo

L'Ouvroir de Vie Potentielle (ouviepo.fr) est un projet concrétisé en mars 2026, après l'acquisition du nom de domaine en 2012 - soit quatorze ans de maturation... ce qui constitue probablement un record dans l'histoire de la procrastination artistique féconde réf. nécessaire. Le nom est une référence directe à l'OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle) fondé en 1960 par Raymond Queneau et François Le Lionnais, appliquant la logique de la contrainte créatrice à l'idée même d'une vie potentielle.

ShareCreative

sharecreative.fr est un projet dédié au hashtag comme vecteur de sérendipité, conçu comme un hommage direct à Tim Berners-Lee et à l'idée originelle du web comme espace de partage libre. Décrit comme le « dernier volet » du projet Je Suis Ceux Que Je Suis, le domaine a été acquis en 2021. L'extension modulaire Boombox For ShareCreative (v1.16.2, plus de 30 modules) a été développée spécifiquement pour ce projet.

Comic Sans Frontières

comicsansfrontieres.fr est un observatoire mondial de la typographie sauvage, fondé sur sa fascination pour la police Comic Sans MS et son omniprésence dans les espaces non professionnels. Le site intègre une carte interactive Leaflet permettant de répertorier des occurrences dans le monde, avec une taxonomie de 11 secteurs et des formulaires de contribution soumis à modération. Il est entièrement affiché en Comic Sans MS. Volontairement. Il existe également en version internationale sur comicsansworldwideentertainment.com.

Je Suis Ceux Que Je Suis

jesuisceuxquejesuis.fr est la refonte du site Flash original de 2003 (jesuisceuxquejesuis.free.fr), inaugurée le 25 décembre 2025. renopointcom souligne l'ironie : en 2003, il n'avait pas les connaissances techniques pour réaliser ce qu'il imaginait. En 2025, il ne les a toujours pas... mais l'IA, elle, les a. La refonte a été réalisée avec l'assistance de Google AI Studio, Gemini et Claude d'Anthropic (Claude Code, modèle Opus 4.6). Le site constitue l'aboutissement de vingt ans de projet extime.

Body art involontaire

Renaud Laithienne porte tatoué sur le bras droit la formule attribuée à Robert Filliou (1926-1987), figure centrale[4] du mouvement Fluxus :

l'art est la seule chose qui rende la vie plus intérressante que l'art
Robert Filliou, tatouage de Renaud Laithienne (maquette 2010, voir ci-contre)
Maquette du tatouage de Renaud Laithienne
Maquette du tatouage (2010). On y distingue la citation de Filliou ainsi que les devises « Life in Progress », « Out of chaos comes order » et « Discipline ».
Séance de correction du tatouage
La petite croix rouge de correction, ajoutée le 28 octobre 2012 par Léa Nahon.

Le projet, à l'origine, est pensé pour les deux bras, comme une collaboration entre la tatoueuse Léa Nahon (Boucherie Moderne, Bruxelles) et un artiste tatoueur calligraphe. renopointcom arrive avec une liste d'éléments à intégrer longue comme le bras, et décide de laisser les artistes se répartir la partition. C'est Léa Nahon qui lui recommande Sadhu le Serbe, qui officie à l'époque au studio Art Corpus, à Paris, justement pour ses compétences de calligraphe. Pour simplifier la logistique, les deux artistes conviennent que chacun prendra un bras : Sadhu le Serbe s'occupera du bras droit et proposera la maquette reproduite ci-contre.

Le 6 avril 2012, renopointcom s'installe chez Sadhu le Serbe pour ce qui devait être une unique séance. En arrivant, le tatoueur lui annonce qu'il préfère découper le travail en deux rendez-vous : un premier pour la partie graphique, un second, plus tard, pour les calligraphies. Sauf que renopointcom tient absolument à repartir avec ses citations le jour même. Il le dit, Sadhu le Serbe accepte sans souci, en précisant qu'il faudra revenir pour finir le remplissage de la partie graphique, et la séance démarre. Concentré sur l'obtention de son texte, il oublie totalement de rappeler au tatoueur la coquille qu'il avait pourtant repérée : intérressante, écrit avec deux R réf. nécessaire. Pour sa défense, il avait envoyé au tatoueur une liste de corrections en amont et la coquille y était clairement soulignée ; Le Serbe l'a zappée lui aussi réf. nécessaire.

Accessoirement, le tatouage n'a jamais vraiment été terminé. Quelques éléments restent à tatouer, quelques autres à reprendre, et le remplissage à terminer. renopointcom envisage depuis des années d'y retourner sans jamais s'en donner la peine - d'autant que Sadhu le Serbe a, lui aussi, beaucoup bougé entre-temps : il a quitté Paris pour fonder son propre studio, l'Old Serb Tattoo Club, à Perpignan. Pour une formule qui décrète que « l'art rend la vie plus intéressante que l'art », il ne pouvait en aller autrement : un work in progress pour une life in progress réf. nécessaire.

Le 28 octobre 2012, renopointcom se rend chez Léa Nahon, à la Boucherie Moderne, à Bruxelles, pour une seule raison : corriger la faute que le tatoueur qu'elle lui avait elle-même recommandé avait commise. L'ironie n'échappe à personne : on peut être calligraphe et mauvais en orthographe. Dure leçon. La petite croix rouge s'impose. Non comme une option esthétique, mais comme une nécessité presque morale pour celui qui a passé sa vie à relire et à corriger les autres (voir Grammar Nazi). Exactement la même marque rouge qu'un enseignant tracerait dans la marge d'une copie, posée cette fois sur son propre bras.

Le dispositif transforme l'erreur en méta-commentaire : le corps devient le support d'une œuvre auto-corrigée, dans une logique pleinement fluxienne où l'accident, l'imperfection et la correction font partie intégrante de l'œuvre. Pour son auteur, la croix n'est pas un pansement : c'est l'élément qui rend enfin le tatouage pleinement jouissif, parce qu'il s'y voit lui-même, grammairien obsessionnel, en train d'annoter son propre corps. Le karma, quoi.

Rapport conflictuel au smartphone

Renaud Laithienne a toujours entretenu un rapport profondément ambivalent avec le smartphone, théorisé dans le manifeste Le Mal du Siècle, manifeste pour une résistance au téléphone portable (avril 2026), document frère de CTRL+ALT+R. Le paradoxe est constitutif et revendiqué : il adore le téléphone - il peut passer des heures à parler au téléphone (fixe, le plus souvent) - mais il tient le smartphone pour responsable de la déliquescence du monde contemporain.

Quatre griefs fondateurs

La disponibilité permanente comme inversion du contrat social. Dès les premiers téléphones portables, ce qui le dérange n'est pas l'objet mais la norme implicite qu'il impose : la personne qui appelle s'étonne désormais qu'on ne réponde pas, et ce non-décrochement finit par redéfinir la relation elle-même (« tu ne réponds jamais au téléphone, on ne peut pas compter sur toi »). Le téléphone portable a transféré à l'appelant le pouvoir d'interrompre le temps de l'appelé, et a transformé la non-disponibilité en faute morale. renopointcom défend depuis toujours le principe inverse, hérité du répondeur des années 1980 : on laisse un message, on rappelle quand on est disponible. Le différé comme civilité.

L'extimité forcée et le retournement de l'objectif. Ayant consacré son mémoire de Master 2 au concept d'extime (voir Recherche universitaire), renopointcom identifie un point de bascule historique précis : le moment où l'être humain a retourné l'appareil photo pour se prendre en photo. La date n'est pas symbolique mais matérielle. Une caméra frontale équipe certes le Sony Ericsson Z1010 dès 2003, mais elle est alors pensée pour la visiophonie et personne ne l'utilise pour s'auto-portraiturer. C'est en juin 2010, avec la sortie de l'iPhone 4 et son capteur frontal VGA officiellement destiné à FaceTime, que le dispositif rencontre la masse - et qu'Instagram, lancé quatre mois plus tard, fournit la scène où l'exposer. Le décollage du mot lui-même est documenté : « selfie », forgé en 2002 sur un forum australien, voit son usage croître de 17 000 % en un an et devient mot de l'année du dictionnaire d'Oxford en novembre 2013. Trois ans pour qu'un capteur passe d'accessoire de visio à norme comportementale : ce délai prouve, à lui seul, que le selfie n'est pas une évolution naturelle de la photographie mais une construction culturelle, rendue possible par un dispositif technique qui aurait pu rester confiné à l'appel vidéo.

Cette bascule est ce que renopointcom appelle l'extimité forcée : la preuve d'une existence numérique exigée en permanence sous forme d'image de soi. Toutes les dérives ultérieures des réseaux sociaux (comparaison permanente, marchandisation du corps, performance identitaire 24h/24) en découlent directement. Le smartphone, en combinant capteur frontal et publication instantanée, a transformé l'extime artistique - volontaire, médité, construit, sélectif, qui était l'objet du mémoire de 2015 - en extime industriel : compulsif, normé, marchand. renopointcom travaille depuis sur le second en sachant qu'il a tué le premier.

L'enfermement des réseaux sociaux dans des applications. Ce grief est le prolongement direct du précédent. L'extimité forcée disait quoi publier en permanence (une image de soi performée) ; l'enfermement applicatif dit le publier - à l'intérieur d'un silo. Les réseaux sociaux ne sont pourtant pas nés sous forme d'applications. À leurs origines, ils étaient tous des sites HTML : Friendster, MySpace, Skyblog, Facebook première version, Twitter première version. Pages web ordinaires, URL stables et partageables, profils accessibles depuis n'importe quel navigateur, sortants vers d'autres sites par lien hypertexte, indexables, archivables, citables. Le geste de partage que Tim Berners-Lee avait imaginé en 1989 (voir la déclaration à Tim Berners-Lee) y fonctionnait encore. Le smartphone a tout cassé. Avec lui sont arrivées les applications mobiles, et avec les applications, l'enfermement : plus d'URL exportable vers un contenu précis, plus de navigation latérale, plus de sortie vers le reste du web, plus de copier-coller élégant, plus de bookmark sensé, plus d'indexation publique digne de ce nom. Tout doit se passer à l'intérieur. Le scroll vertical infini, l'algorithme de recommandation, la notification permanente et la mendicité d'attention en sont les conséquences directes, pas les causes.

Cette captation est aussi celle d'un imaginaire. Le mensonge structurel des réseaux sociaux en 2026, leur capacité à produire un monde fermé peuplé d'illusions calibrées, d'identités performées et de rêves bafoués au scroll suivant, n'aurait jamais atteint cette échelle sans l'objet rectangulaire en poche. C'est lui qui rend le mensonge consultable à tout moment, c'est lui qui le glisse entre deux stations de métro et deux discussions de bureau, c'est lui qui transforme une plateforme en compagnon permanent. Sans smartphone, les réseaux sociaux auraient probablement régressé à l'état où renopointcom les préférait : un site qu'on consulte par envie, depuis un ordinateur, dans une fenêtre qu'on referme quand on a autre chose à faire réf. nécessaire.

La mort du web horizontal. Ce qui s'est joué à l'échelle des plateformes sociales s'est joué, à plus grande échelle encore, sur le web entier. Le smartphone a tué le web. Le web ancien était fait de pages, héritier du codex, format horizontal par défaut, naturel, évident. Le responsive design, conçu pour répondre à la demande des utilisateurs de smartphones, a imposé le format vertical, le scroll infini, la disparition de la page comme unité. Pour renopointcom, ce n'est pas un détail technique mais une rupture civilisationnelle : la verticalité du téléphone a déformé l'objet web tout entier, jusqu'à le rendre méconnaissable. C'est l'un des constats fondateurs du projet CTRL+ALT+R.

Préhistoire : le bipeur Sagem Tam-Tam (1997)

L'histoire commence pour Renaud Laithienne en 1997, à l'université, par un objet qui n'est pas un téléphone : le Sagem Tam-Tam jaune. Il s'agit d'un bipeur (récepteur de radiomessagerie) commercialisé depuis 1995 par CTEL, filiale de la Générale des Eaux, en concurrence avec le Tatoo de France Télécom et le Kobby de Bouygues. Le principe est élémentaire : l'appelant compose un numéro, dicte un message court à un téléopérateur, et le destinataire le voit apparaître sur l'écran à plusieurs lignes du boîtier. Pour répondre, il faut se mettre en quête de la cabine téléphonique la plus proche - équipement que la France comptait alors par dizaines de milliers à chaque coin de rue. Pas de SMS, pas d'appels, pas d'application, pas d'écran tactile.

Un boîtier jaune vif, lourd dans la poche, qui annonçait son arrivée d'un bip sonore audible à dix mètres. C'était l'ancêtre du smartphone et son exact opposé : un objet qui informait sans interrompre, qui recevait sans solliciter, et qui imposait un délai - le temps de marcher jusqu'à la cabine - entre la réception d'un message et la réponse. Tout ce que le smartphone allait défaire.

Chronologie des téléphones (1997-2026)

La liste ci-dessous est classée par ordre chronologique de possession, du premier appareil utilisé au dernier en service. La colonne Période indique l'intervalle pendant lequel chaque modèle a été l'appareil principal de Renaud. La colonne Sortie rappelle la date de commercialisation du modèle, qui ne coïncide presque jamais avec la date d'acquisition (Renaud n'a jamais acheté un téléphone l'année de sa sortie).

PhotoModèlePériodeSortieNote
Sagem Tam-Tam jaune
Sagem Tam-Tam (jaune) 1997 - 1999 Mars 1995 Bipeur de radiomessagerie. Pas un téléphone : voir la sous-section précédente. Acquis pendant les années universitaires ; rendu obsolète par l'arrivée des premiers téléphones portables grand public à la fin de la décennie.
Nokia 7110
Nokia 7110 1999 - 2004 Octobre 1999 Premier téléphone portable de Renaud. Téléphone à clapet coulissant, navigateur WAP. Souvent associé au film Matrix (1999), bien que le téléphone à l'écran soit un Nokia 8110 modifié ; le 7110 en hérite directement le mécanisme à ressort réf. nécessaire.
Plan iconique du Nokia 8110 modifié, manipulé par Neo dans Matrix (1999) - l'image qui a immortalisé le mécanisme à clapet repris par le 7110
Plan iconique de Matrix (1999). À l'écran : un Nokia 8110 modifié, dont le 7110 héritera du mécanisme.
Philips 639
Philips 639 2004 - 2005 Avril 2004 Téléphone à clapet, sous-écran « Magic Mirror » en PolyLED. Cassé en deux dans un mouvement d'énervement réf. nécessaire.
Siemens A50
Siemens A50 2005 (transition) Octobre 2002 Téléphone de transition, donné par sa mère pour remplacer le Philips brisé. Entrée de gamme, coques Clip-it interchangeables. Best-seller mondial de l'année 2002.
Sony Ericsson T68i
Sony Ericsson T68i 2005 - 2009 Avril 2002 Donné par Emmanuel Poteau. Premier téléphone à écran couleur de Renaud : 256 couleurs sur dalle STN, Bluetooth, infrarouge, tri-bande. Un cadeau qui aura accompagné quatre années entières.
iPhone 3GS
Apple iPhone 3GS 2009 - 2016 Juin 2009 Premier smartphone, premier appareil Apple. Conservé sept ans, ce qui constitue un cas d'école dans une industrie qui pousse au renouvellement annuel.
iPhone 6
Apple iPhone 6 2016 - 2022 Septembre 2014 Loué pendant six années consécutives dans le cadre d'un forfait Free Mobile. Le cumul des mensualités avoisinerait les 2 000 euros réf. nécessaire. Cas d'école personnel de la rente d'abonnement mobile.
iPhone 8
Apple iPhone 8 2022 - en cours Septembre 2017 L'appareil actuellement en service, récupéré fin 2022 de sa mère, en seconde main. La même année, Renaud résilie son abonnement Free Mobile pour mettre fin à la location de l'iPhone 6. Toujours fonctionnel quatre ans après sa transmission réf. nécessaire.

Ce parcours illustre une position cohérente : Renaud ne refuse pas l'objet (il en a possédé huit en près de trente ans, dont un bipeur), mais il en refuse l'idéologie - le renouvellement permanent, la disponibilité totale, la verticalisation du monde. Son iPhone 8 hérité de sa mère n'est pas un acte d'ascèse, c'est un acte critique. « Ce n'est pas le téléphone qu'il faut détester. C'est l'usage qui a été fabriqué pour nous autour de lui », écrit-il en conclusion du Mal du Siècle.

Troubles psychocognitifs

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Note de cadrage. Les désignations utilisées dans cette section empruntent à la terminologie médicale de manière métaphorique et déclarative. Elles ne constituent pas un diagnostic clinique et n'ont aucune vocation à minimiser les troubles réels qu'elles évoquent. En particulier, le syndrome de Gilles de la Tourette et le syndrome de Stendhal sont des conditions sérieuses vécues par des personnes qui n'ont rien demandé. réf. nécessaire

Renaud Laithienne présente depuis des années un ensemble de comportements compulsifs liés au numérique, qu'il documente lui-même avec une honnêteté désarmante et un détachement clinique dont on ne sait jamais s'il est feint. Aucun médecin n'a été consulté à ce sujet réf. nécessaire.

Grammar Nazi (version bienveillante)

L'étiquette grammar nazi, renopointcom l'assume volontiers : il a toujours corrigé les fautes de son entourage, et continue de le faire. Mais contrairement à la caricature anglophone, il n'a jamais cherché à rabaisser qui que ce soit. La correction est faite avec bienveillance, généralement en aparté, et ne porte que sur les fautes massives : celles qui desservent considérablement ceux qui les prononcent, de type ils croivent, y en a qui zont, ou le redoutable au jour d'aujourd'hui réf. nécessaire.

L'intention, pour lui, a toujours été la même : rendre service. Un étudiant qui écrit ils croivent dans une copie, un candidat qui le dit en entretien, une personne qui le prononce en réunion : dans tous les cas, l'erreur leur coûte beaucoup plus cher qu'une petite remarque discrète ne le ferait. Mieux vaut l'apprendre par un ami qu'en la découvrant sur un visage fermé en face de soi.

Avec le temps et l'expérience de la formation, il a toutefois appris à être beaucoup plus tolérant : sur le débit, sur le registre, sur les tournures orales, sur les subjonctifs en voie de disparition. Ce qui subsiste, c'est l'attention portée aux très grosses fautes, toujours signalées avec le même soin, toujours avec la même bienveillance. La maxime « de l'erreur naît l'expérience », qu'il répète en formation, résume assez bien la méthode.

Son tatouage constitue d'ailleurs la démonstration involontaire de ce karma : une faute d'orthographe gravée dans la peau, corrigée avec une petite croix rouge d'enseignant (voir Body art involontaire).

Data hoarding

Le terme anglais data hoarding désigne une tendance compulsive à accumuler et conserver des données numériques bien au-delà de toute nécessité fonctionnelle. renopointcom en est un cas documenté et auto-déclaré, présentant plusieurs symptômes caractéristiques :

  • Archives photographiques : plus de 45 000 photos archivées sur souvenirs.lifeinprogress.fr (Piwigo). renopointcom précise avoir arrêté la photographie depuis quelques années, « on peut en parler si vous voulez » réf. nécessaire.
  • Noms de domaine : plusieurs dizaines de noms de domaine achetés, entretenus pendant des années et souvent non développés (voir In Memoriam). renopointcom reconnaît lui-même que cette collection serait incompatible avec une aisance financière confortable - ce qui ne l'a pas empêché de la constituer.
  • Conservation des sites : maintien en ligne de sites datant de 2002, y compris en Flash via émulation (Ruffle), et hébergement de sites dont le projet est officiellement suspendu mais dont le nom de domaine reste actif.
  • Infrastructure : hébergement OVH depuis 2004. Plus de 15 sites actifs sur le même hébergement mutualisé - ce qui a, en soi, un goût de catastrophe annoncée si l'un d'eux venait à connaître un afflux de trafic. Dix packages WordPress sur repo.renopointcom.fr.

Ce comportement s'inscrit pleinement dans la démarche extime : tout garder, tout exposer, tout archiver. La frontière entre pathologie et poétique n'est pas toujours nette réf. nécessaire.

Agendatite aiguë

renopointcom utilise Google Agenda depuis 2007. Entre les soirées avec les copains qui se prévoient parfois six mois à l'avance, les rendez-vous médicaux qui se prévoient un an à l'avance et les anniversaires familiaux qui ne se prévoient pas du tout, l'agenda finit par ressembler à un Tetris polychrome dont aucune ligne ne s'efface jamais.

renopointcom adore ça, profondément, sincèrement, presque pathologiquement. Le geste de glisser un événement d'un jour à un autre, de redimensionner un créneau d'une heure et demie à deux heures, de saisir un nouveau rendez-vous, lui procure une satisfaction comparable à celle qu'éprouvent les utilisateurs intensifs de Notion ou d'Obsidian devant un système bien rangé. Le problème, c'est le temps que ça prend. Beaucoup. Il faudrait théoriquement, à la fin du chrono, additionner les heures passées à organiser le temps avec celles passées à le vivre : le ratio est sans doute moins flatteur qu'on aurait pu l'espérer. C'est le revers exact d'une autre constante de la maison : une procrastination chronique qui pousse à différer indéfiniment l'action elle-même tant que le moment n'est pas parfaitement bloqué dans l'agenda. L'agendatite et la procrastination sont les deux faces de la même pièce, et renopointcom a la chance rare de les cumuler.

Procrastination chronique

renopointcom revendique une procrastination soigneusement délimitée. Le mot est ambigu : dans son sens commun, il désigne une paresse molle, indistincte, qui s'appliquerait à toutes les sphères de la vie. Ce n'est pas ici le cas. La procrastination de renopointcom est compartimentée : elle ne touche pratiquement jamais le travail rémunéré (planning des formations établi en amont, séquences prêtes dans les temps, supports pédagogiques toujours à jour, factures émises, multiples corrections et notes rendues toujours dans les temps depuis le démarrage de l'activité en 2016), ni les engagements pris envers d'autres (rendez-vous, séances de travail, échéances partagées). En revanche, elle s'étend largement, parfois somptueusement, à l'ensemble des projets personnels : ce wiki, le manifeste CTRL+ALT+R, OuViePo, le tatouage à finir, les photographies à trier, les noms de domaine à valoriser, les expérimentations artistiques annoncées depuis dix ans. Tout cela glisse vers demain. Demain glisse vers la semaine prochaine. La semaine prochaine glisse vers la rentrée. La rentrée glisse vers l'année suivante. C'est un rituel.

L'explication la plus convaincante que renopointcom donne lui-même de ce mécanisme, et que la psychologie clinique recoupe en partie, tient en une phrase : la procrastination est une stratégie de défense contre la dépression. Différer maintient en réserve un capital permanent de choses à faire, donc une raison persistante de se lever le matin, donc une utilité projetée dans l'avenir. Tout finir reviendrait à se retrouver face au vide. Tant qu'il y a une liste, il y a un horizon. Et tant qu'il y a un horizon, il y a une raison. À une époque où le travail et la vie sont devenus indistincts (frontière dissoute par le statut d'indépendant et par la pratique artistique permanente), ce mécanisme est moins folklorique qu'il n'y paraît : c'est une économie psychique fonctionnelle, qui paie un coût en termes de production effective pour acheter en retour une stabilité d'humeur. renopointcom préfère cet équilibre-là, en assumant le coût réf. nécessaire.

Syndrome de Stendhal numérique

Le syndrome de Stendhal désigne un état de sidération émotionnelle provoqué par la contemplation d'une œuvre d'art d'une beauté écrasante - Stendhal lui-même nota, face aux fresques de Florence en 1817, des palpitations et une émotion si intense qu'elle frôlait le malaise physique. renopointcom a vécu l'équivalent numérique de cet effondrement le 23 juin 2022, lors de son invitation à tester la version bêta de Midjourney. Il décrit être tombé « instantanément amoureux » et avoir développé un Syndrome de Stendhal Numérique réf. nécessaire.

Le trouble se manifeste depuis lors par une production compulsive d'images générées par IA (séries Midjourney x Nike Air Max 90, Midjourney x Alfons Mucha, participation à l'exposition Biom'Mobilités en 2024). Le pronostic est favorable, dans le sens où le trouble est productif.

Syndrome de Gilles de la Tourette numérique

Le syndrome de Gilles de la Tourette est un trouble neurologique caractérisé par des tics moteurs et vocaux involontaires, répétitifs et incontrôlables. Les personnes qui en sont atteintes vivent avec une condition sérieuse et souvent socialement difficile à porter - et cette section ne prétend pas s'en amuser.

Ce que renopointcom nomme le Syndrome de Gilles de la Tourette Numérique (SGDLT) est autre chose : la constatation que l'espace des noms de domaine offre un exutoire public à des pensées que la politesse sociale contraint à garder pour soi. Là où le tic vocal échappe malgré soi, le nom de domaine s'achète délibérément - mais dans les deux cas, quelque chose sort qui ne devrait pas. Ou qui devrait. Selon l'angle. Le projet, initié en 2012, regroupe une série de noms de domaine déclaratifs (voir Projet SGDLT) et constitue l'une des œuvres les plus cohérentes et les plus étendues de sa pratique. La métaphore est grossière ; la démarche artistique ne l'est pas.

Syndrome de l'imposteur version IA

renopointcom utilise des outils d'IA générative depuis juin 2022 et forme à leur usage depuis la rentrée suivante. Il n'a pas attendu que ce soit à la mode, il n'a pas attendu qu'on lui demande, et il ne compte pas s'arrêter. Sa position est claire : bien utiliser l'IA relève avant tout de la capacité à formuler précisément ce qu'on veut... c'est-à-dire de la maîtrise de la langue et de la rigueur de pensée. Ce n'est pas de la magie. C'est de la méthode réf. nécessaire.

En avril 2026, ses repères sont nets : Google Nano Banana Pro pour l'image, Claude (Anthropic) pour le code, et pour le reste, le choix dépend du contexte... peu importe l'outil, le travail sera fait.

Ce qui le préoccupe, en revanche, c'est le deskilling. Dès 2024, il avait prédit que l'IA allait progressivement déposséder les apprenants de compétences fondamentales. Depuis, il le constate dans ses propres cours : des étudiants incapables de rédiger une fonction SOMME dans Excel mais capables de coller des formules matricielles générées par l'IA sans les comprendre ; des copies rendues avec, en plein milieu, la phrase « Voilà ce que tu pourrais rendre comme travail » ; des mémoires entiers rédigés par ChatGPT, truffés de références inexistantes et de citations inventées, rendus sans relecture. Le même outil qui lui a donné les mains pour construire ce qu'il attendait depuis vingt-trois ans est, selon lui, en train de couper celles de la génération suivante. Ils n'apprennent plus. Ils valident réf. nécessaire.

Trump Derangement Syndrome

Le Trump Derangement Syndrome (TDS) est une expression forgée dans le contexte politique américain pour désigner une préoccupation obsessionnelle pour les faits et gestes de Donald Trump, au point que le sujet envahit toutes les conversations, tous les flux d'information et une partie non négligeable du temps de cerveau disponible réf. nécessaire.

renopointcom déclare en être atteint depuis 2025 - mais précise d'emblée que le TDS, dans sa conception, affecte le monde entier. Donald Trump représente, selon lui, une concentration de ce qu'il y a de pire dans la nature humaine érigée en modèle politique. La référence au film Idiocracy (Mike Judge, 2006) revient régulièrement dans ses propos : une dystopie où l'inculture devient vertu cardinale, et qui ressemble, chaque année davantage, à un documentaire. Le trouble se manifeste par une veille continue de l'actualité américaine, une consommation déraisonnable de fils d'information et une incapacité à traverser une journée sans que le sujet s'impose. Le pronostic est, contrairement au Syndrome de Stendhal numérique, moins clairement favorable. Le facteur déclenchant reste à ce jour actif et particulièrement prolifique.

Pratique déclarative et SGDLT

Cette section regroupe la part la plus directement provocatrice de la pratique de renopointcom : l'art du nom de domaine déclaratif et le Projet Syndrome de Gilles de la Tourette Numérique. Le lecteur a désormais le contexte nécessaire pour aborder ces pages sans malentendu : il s'agit d'œuvres revendiquées, datées, documentées, inscrites dans la lignée du Neen et du mouvement Fluxus (voir Influences Fluxus) et dans la métaphore du syndrome de Gilles de la Tourette numérique théorisée plus haut.

Pratique déclarative et Neen

Une part importante de la pratique artistique de renopointcom relève de l'art du nom de domaine : des URL qui constituent, en elles-mêmes et sans contenu supplémentaire, des œuvres complètes. Cette pratique s'inscrit dans la lignée du mouvement Neen - terme forgé vers 2000 par Miltos Manetas[5] pour désigner des œuvres légères, comportementales, opérant par perturbation minimale du quotidien numérique réf. nécessaire.

Les noms de domaine déclaratifs de renopointcom fonctionnent sur le principe suivant : l'URL dit ce que la bouche ne peut pas dire, ou dit ce que tout le monde pense sans le formuler. L'adresse devient l'œuvre. Les exemples les plus emblématiques sont apprendsategarer.fr (2012, accompagné à l'origine d'un QR code collé sur les voitures mal garées), vabientefairefoutre.fr (2012), mangetesmorts.fr (2012), et epousemoi.fr (acheté en 2017, en prévision du jour où renopointcom rencontrera la personne idéale ;) réf. nécessaire.

Dans cette même veine, Mario Bite ! (2017), réalisé en collaboration avec e-po.fr, est explicitement décrit par son auteur comme un projet du « Syndrome Gilles de la Tourette dans la directe lignée du Neen ».

renopointcom reste convaincu que les noms de domaine déclaratifs constituent un espace d'expression aussi légitime que n'importe quel autre médium, et s'étonne que cette pratique n'ait pas davantage décollé. L'URL coûte quelques euros par an. Elle dit ce qu'elle dit - sans interface, sans algorithme, sans compte à créer. Persistante, indexée, lisible par tous. Si vous ne possédez pas encore un nom de domaine déclaratif, il n'est pas trop tard réf. nécessaire.

Projet SGDLT : Syndrome de Gilles de la Tourette Numérique

À partir de novembre 2012, renopointcom développe et nomme formellement le Projet Syndrome de Gilles de la Tourette Numérique (SGDLT) : une série de noms de domaine déclaratifs inspirés du constat que certaines pensées que l'on retient par politesse trouvent dans l'URL un espace d'expression publique, soudain et irréversible, à la manière des tics vocaux caractéristiques du syndrome éponyme (voir aussi Troubles psychocognitifs).

Extensions et thèmes WordPress

Renaud Laithienne développe depuis 2025 des extensions et thèmes WordPress, distribués depuis le dépôt privé repo.renopointcom.fr. Le dépôt compte à ce jour 8 extensions et 2 thèmes[8].

Boombox For ShareCreative
v1.16.2
Extension modulaire pour ShareCreative. Tags avancés, soumission de contenus, profils BuddyPress, messagerie anonyme, favoris, exploration aléatoire. Plus de 30 modules activables individuellement.
NSFW Content Blurrer
v1.1.0
Floute les contenus sensibles avec vérification d'âge par date de naissance. Publié sur le dépôt officiel WordPress.org. Co-auteur : Claude AI.
Slot Machine Random Posts
v2.2.0
Machine à sous WordPress : 3 à 5 rouleaux mappés sur des taxonomies, shortcode [slot-machine] et bloc Gutenberg. Vanilla JS, zéro dépendance.
OuViePo Email Verification
v1.2.0
Vérification d'email par code à l'inscription. Bloque les adresses jetables. Développé pour ouviepo.fr.
OuViePo Limit Registrations
v1.0.2
Plafond maximum d'utilisateurs inscrits. Quand c'est plein, le formulaire se ferme. Idéal pour les bêtas fermées.
CTRL+ALT+R Chaos
v1.3.2
Extension dédiée au projet CTRL+ALT+R. réf. nécessaire
CTRL+ALT+R Marquee
v1.0.0
Extension dédiée au projet CTRL+ALT+R. (Le retour de la balise <marquee> est une œuvre en soi.)
CTRL+ALT+R Ribbon
v1.8.0
Extension dédiée au projet CTRL+ALT+R. Ruban visuel configurable.

Thèmes WordPress

Thème Comic Sans Frontières
v1.25.1 - thème
Thème sur-mesure pour comicsansfrontieres.fr. Carte Leaflet interactive, taxonomie 11 secteurs, multilingue FR/EN via Polylang. Entièrement en Comic Sans MS. Volontairement.
Thème OuViePo
v1.25.0 - thème
Thème sur-mesure pour ouviepo.fr. Types de contenu custom (contraintes, artistes), multilingue FR/EN via Polylang, ACF, customizer complet.

Gagner sa vie en tant qu'artiste web en 2026

Section en cours de rédaction.

Ce chapitre fera le point sur la viabilité économique d'une pratique d'artiste web indépendant en 2026 : monétisation, plateformes, écosystème CTRL+ALT+R, équilibre entre commande et création autonome, rapport à la rente publicitaire et aux modèles de soutien direct. Contenu à venir.

« Réf. nécessaire » : cette page existe pour rappeler à renopointcom qu'il doit l'écrire.

In Memoriam : noms de domaine disparus

renopointcom maintient sur renopointcom.fr une liste de noms de domaine achetés, entretenus pendant des années, et finalement laissés expirer. Il les rassemble sous le titre In Memoriam. Certains correspondaient à des projets jamais aboutis, d'autres à des sites qui ont réellement existé avant de s'éteindre. Pour mémoire, les domaines actifs à ce jour incluent : renopointcom.fr, renolaithienne.fr, lifeinprogress.fr, souvenirs.lifeinprogress.fr, journalextime.fr, ouviepo.fr, ouviepo.com, comicsansfrontieres.fr, comicsansworldwideentertainment.com, ctrlaltr.fr, ctrlaltr.org, sharecreative.fr, jesuisceuxquejesuis.fr, dadabovic.fr, unagi.fr, apprendsategarer.fr, vabientefairefoutre.fr, mangetesmorts.fr, bordeldemerde.fr, mariobite.fr, epousemoi.fr, estunartiste.fr, estuneartiste.fr, cosanostragrammatica.com, renaud.at et quelques sous-domaines.

Série mémoire en ligne (suite de Je Suis Ceux Que Je Suis)

Une trentaine de déclinaisons autour des notions de souvenir en ligne et mémoire numérique (en .fr et .com) avaient été acquises pour constituer la suite logique du projet Je Suis Ceux Que Je Suis de 2003 : une plateforme de commémoration numérique personnelle. Ce projet a finalement pris une autre forme et est devenu jesuisceuxquejesuis.fr. Parmi les domaines : toutelhistoiredemavie.fr, lejournalextime.fr, en-souvenir.fr, ensouvenirs.fr, online-memories.fr, memoires-enligne.fr, souvenirenligne.fr et leurs déclinaisons.

Série théâtrale et de production (sites ayant existé)

sorryfortheblood.fr et sorryfortheblood.com (pour la pièce de 2012-2013), artisresistance.fr, chapitre8.fr ont accueilli pendant plusieurs années des projets actifs avant que ces derniers s'arrêtent. europeanactorsstudio.eu et studioeuropeendelacteur.eu ont de même hébergé un projet de studio de formation théâtrale qui a fonctionné avant de s'interrompre.

Série SGDLT complète

Le projet SGDLT a généré, au fil des ans, une collection considérable de noms de domaine déclaratifs. La liste complète des domaines expirés ou en sommeil, classée ici sans censure puisque tel est le principe :

apprendsategarer.comjapprendsamegarer.frjapprendsamegarer.combetetype.bebandedesalopes.frdegagetesmoche.frdetendstoilanus.fretsitallaistefaireenculer.frvabientefaireenculer.fretsitallaistefairefoutre.frfermetagrandegueule.frfermebientagueule.frtuvasbienfermertagueule.frgrosconnard.frsaleconnard.frvachierconnard.frgrosseconnasse.frsaleconnasse.frgrosseconne.frsaleconne.frmaybeyoushouldfuckyourself.commaybeyoushouldgofuckyourself.commescouillessurtonnez.frnezdeboeuf.frpauvremerde.frsombremerde.frsalebatard.frsaleencule.frsalefilsdepute.frtusucespourunnougat.fr réf. nécessairevaniquertamere.frvasybougeboloss.fr

L'internationalisation du projet, amorcée avec les deux domaines anglophones, n'a pas eu lieu. La langue reste un rempart réf. nécessaire.

Divers notables

linkedinlife.fr a fait l'objet en septembre 2025 d'un courrier officiel du service juridique de LinkedIn demandant à ce que la marque ne figure pas dans une URL tierce. Le domaine a été résilié.

Notes et références

  1. [1] Laithienne, R. - renolaithienne.fr, rubrique Statistiques. Toutes les statistiques sont vraies.
  2. [2] Laithienne, R. - journalextime.fr. Master 2 Recherche Arts Plastiques, UVHC, 2015, mention Bien, dir. C. Chomarat-Ruiz.
  3. [3] Laithienne, R. - renopointcom.fr. Chronologie des sites. Mise à jour permanente.
  4. [4] Filliou, R. - Formule attribuée, citée dans de nombreux catalogues Fluxus. [source secondaire manquante]
  5. [5] Manetas, M. - Neen, manifeste, 2000. [lien probablement mort]
  6. [6] INSEE / Verif.com - LAITHIENNE RENAUD, SIREN 514392588, EI, création 17/06/2009, SIRET 514 392 588 00026.
  7. [7] Va-Infos.fr, mars 2018 - Lew Bogdan, directeur du Phénix de 1999 à 2009. Notice BnF, fiche IMDB, biographie éditeur MEO. Pas de page Wikipédia propre. Ce qui est, objectivement, regrettable. [ironie]
  8. [8] repo.renopointcom.fr - 8 extensions + 2 thèmes WordPress. Consulté le 07/04/2026.
  9. [9] Tout le reste, co-rédigé avec Claude (Anthropic, Opus 4.6). [réf. nécessaire]
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